Quand l’électro-swing à la française rencontre le jazz new-orleans, cela donne New Orleans Club, le nouvel album du combo français Lyre le temps qui sort vendredi 10 avril 2026.
Lyre le temps est un groupe bien connu des aficionados de fusion électro-swing et pour leur sixième album, les Strasbourgeois emmenés par Ludovic Schmidt ont réalisé leur rêve qui aussi celui de nombreux musiciens de jazz, partir un mois en immersion à la Nouvelle-Orléans, berceau du jazz.
« Pour moi, c’est l’émeraude des États-Unis, c’est-à-dire que c’est la pointe du diamant de ce qu’il y a aux États-Unis. C’est ce qui m’intéresse le plus dans la culture américaine. Il y a la mythologie de la Nouvelle-Orléans et j’avais besoin de savoir si c’était aussi bien que ce que j’avais dans ma tête. J’ai été plus que comblé ! », témoigne l’artiste.
Un voyage vécu comme une épopée faite de rencontres, à commencer par celle avec le génial Glen David Andrews, l’un des trombonistes emblématiques de la Nouvelle-Orléans. On le voit notamment dans la série télévisée Treme, consacrée aux musiciens de la ville.
Glen David Andrews, c’est la grande rencontre de Ludovic Schmidt : « C’est quelqu’un de tellement passionné, qui va dans tous les sens. Et moi, j’avais peur de ça, qu’il me dise « Oui, oui, je viens en studio » et qu’au final, il ne vienne pas. Il a pris cela très au sérieux. On a sorti un titre ensemble qui s’appelle « When I get low, I get high« , et il a fait la promotion de ce titre comme si c’était sa propre chanson. Et il a été un mentor extraordinaire. J’ai eu énormément de chance qu’il me prenne sous son aile, et encore aujourd’hui, il parle de moi à la Nouvelle-Orléans. J’existe un peu à travers ce que lui propose. Et pour moi, c’est une fierté gigantesque. »
Les musiciens de Lyre le temps ont confronté ceux de la Nouvelle-Orléans avec leur style si particulier qui combine swing, électro et hip hop. De quoi déconcerter les brass bands de la cité que les Américains surnomment Big Easy ? Pas vraiment.
The original Pinette brass band, seule fanfare entièrement féminine de la ville a joué le jeu avec une certaine délectation, notamment sur le morceau « Second Line » où leurs sonorités prennent une rythmique hip hop.
Et dans l’ensemble, tous les invités sur l’album – et ils sont nombreux – ont profité de la liberté que Ludovic Schmidt préconise en permanence dans l’art de la musique.
