L’ordre des géomètres du Togo se retrouve pour réfléchir sur la question de la sécurité foncière. Pour la troisième fois consécutive, les géomètres du Togo marquent une pause pour faire le point de la situation.
Plusieurs thématiques ont été développés au cœur de ses échanges et sont relatives au plan local d’urbanisme, à l’exercice illégal métier, aux litiges fonciers et à l’étalement urbain anarchique. Des thématiques profondes qui rappellent encore une fois la responsabilité du géomètre dans la mise en place de la politique nationale d’aménagement du territoire, d’évaluer la situation actuelle dans le but d’élaborer des recommandations utiles au renforcement du secteur foncier au Togo.
Pour ce faire, l’expérience à été partagée par les délégations des géomètres des pays frères et amis du continent venus soutenir l’initiative de l’ordre des géomètres du Togo.
Le géomètre, quel rôle pour l’urbanisme ?
Dans plusieurs localités du Togo, les litiges fonciers demeurent parmi les premières causes des contentieux et judiciaires : les lotissements clandestins, l’occupation anarchique des espaces, les chauvements de droits ou encore l’absence d’une planification rigoureuse continuent de fragiliser les efforts de développement harmonieux du pays.
Face à ces réalités, le rôle du géomètre demeure plus stratégique que jamais. Le géomètre n’est pas simplement un technicien chargé de délimiter une parcelle ou d’établir un plan. Il est un acteur essentiel de la gouvernance foncière. Il contribue à sécuriser les droits, prévenir les conflits, organiser l’espace et accompagner les politiques publiques de l’aménagement du territoire. Il participe également à la construction d’un environnement de confiance indispensable à l’investissement, à la cohésion et à la stabilité communautaire.
Que fait l’état pour relever les défis liés aux problèmes fonciers ?
Les défis sont énormes : la pression foncière, les litiges récurrents, l’urbanisation rapide et désordonnée des espaces.
Face à ces défis, l’état reste dans la posture d’anticipation, d’organisation et de sécurisation. À travers le schéma national d’aménagement du territoire, les travaux de modernisation des outils de planification, l’élaboration des codes de l’urbanisme et de la construction ainsi le renforcement du dispositif de sécurisation foncière. Le Togo fait le choix d’un développement territorial mieux structuré plus inclusif et maîtrisé.
Cette ambition s’est également traduite par la création de l’Agence Nationale du Domaine et du Foncier (ANDF) et l’institut géographique National du Togo. (IGN-T).
Deux structures appelées à jouer un rôle majeur dans la modernisation, la sécurisation et la transparence de la gestion foncière ainsi qu’une meilleure maîtrise du développement spatial.
Achille FIOZELES
