Sénégal : Électricité 2035 : Dakar face à ses derniers défis

Armel Kwassi JOHNSON
3 min de lecture

À moins de cinq mois de la clôture du Compact Énergie financé par les États-Unis, le Sénégal doit accélérer ses réformes électriques et finaliser plusieurs chantiers prioritaires. Réunie jeudi à Dakar, la quatrième revue annuelle de la Feuille de route Électricité 2035 a mis l’accent sur la pérennisation des acquis et les défis de l’après-Compact.

L’enjeu dépasse désormais le bilan des réalisations. Il s’agit pour le Sénégal de transformer les acquis du partenariat avec la Millennium Challenge Corporation (MCC) en mécanismes durables, capables d’améliorer la gouvernance du secteur, de soutenir les investissements et de renforcer la qualité du service électrique.

Doté d’un financement de 311 milliards de francs CFA du gouvernement américain, complété par une contribution de 27 milliards de francs CFA de l’État du Sénégal, le Compact Énergie a accompagné des investissements dans les infrastructures et des réformes institutionnelles destinées à améliorer les performances du secteur.

Mais à l’approche de son terme, la réussite de ce programme dépendra aussi de la capacité des institutions nationales à prendre pleinement le relais et à mener à bien les dossiers encore en suspens.

Représentant le ministre de l’Énergie et du Pétrole, Dr Abdourahmane Diouf, la secrétaire permanente à l’Énergie, Oumy Khaïry Diao Diop, a rappelé que la fin d’un programme de coopération ne devait pas signifier l’arrêt de la dynamique de réforme.

Parmi les principales priorités figure la finalisation du premier Plan intégré à moindre coût (PIMC), un instrument destiné à mieux planifier les investissements dans les capacités de production d’électricité en fonction des besoins du pays et des coûts associés. Selon les indications communiquées lors de la revue, son achèvement est envisagé pour décembre 2026.

L’adoption des règles du marché électrique et l’opérationnalisation du dispositif d’accès des tiers au réseau de transport constituent également des étapes attendues. Ces mécanismes doivent contribuer à préciser les conditions d’utilisation des infrastructures et à accompagner l’évolution de l’organisation du secteur.

Le parachèvement des textes d’application du Code de l’électricité reste, lui aussi, nécessaire pour consolider le cadre juridique et assurer une mise en œuvre effective des réformes.

Ces dossiers illustrent l’ampleur du travail qui reste à accomplir avant la clôture du Compact. Ils conditionnent également la capacité du Sénégal à disposer d’une planification énergétique plus cohérente et d’un environnement réglementaire plus lisible pour les opérateurs.

LA REDACTION

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