Le Burkina Faso et l’Égypte ont plaidé pour une approche « globale » visant à assécher les sources de financement du terrorisme, à l’issue de discussions entre leurs chefs de la diplomatie au Caire.
Le ministre burkinabè des Affaires étrangères Karamoko Jean Marie Traoré, en visite au Caire depuis le 31 août, s’est entretenu mardi avec son homologue égyptien Badr Abdelatty, avant des discussions élargies aux délégations des deux pays.
Les échanges ont notamment porté sur la coopération en matière de défense et de sécurité, alors que le Burkina Faso fait face depuis plusieurs années à des attaques de groupes jihadistes.
Les deux parties ont souligné la nécessité de renforcer leur coopération pour répondre aux menaces terroristes et ont insisté sur la lutte contre leurs sources de financement, parallèlement à des actions sur les causes socio-économiques des crises.
Les discussions ont également porté sur le renforcement des échanges commerciaux et des investissements. La deuxième édition d’un forum réunissant des hommes d’affaires égyptiens et burkinabè se tient au Caire, après une première rencontre organisée en 2025 au Burkina Faso.
Traoré a encouragé les opérateurs économiques des deux pays à multiplier les rencontres afin de faire émerger des projets concrets.
La coopération dans l’éducation, la santé, la recherche, la formation, la culture et le renforcement des capacités a également été abordée.
Les deux pays se sont enfin engagés à poursuivre les négociations en vue de finaliser plusieurs accords sectoriels et de renforcer leur coopération Sud-Sud.
