Un an après la décision du Gabon de dénoncer l’Accord de partenariat de pêche durable (APPD) conclu avec l’Union européenne, les deux parties affichent leur volonté de trouver un terrain d’entente.
Réunies le 8 juin 2026 à Libreville dans le cadre du Dialogue de partenariat Gabon-Union européenne, elles ont engagé des discussions approfondies sur l’avenir de leur coopération halieutique, avec pour objectif affiché de parvenir à des solutions mutuellement bénéfiques et respectueuses des intérêts de chacun.
La question de la dénonciation par le Gabon de l’Accord de partenariat de pêche durable (APPD) avec l’Union européenne a occupé une place importante lors du Dialogue de partenariat entre les deux parties tenu. Selon le communiqué conjoint lu par le porte-parole du gouvernement gabonais, le Pr Charles Edgar Mombo, « des clarifications ont été apportées avec l’objectif d’aboutir à des solutions mutuellement bénéfiques dans le domaine de la pêche durable ».
À l’époque, le gouvernement gabonais avait estimé que le partenariat en vigueur ne répondait plus aux ambitions économiques et industrielles du pays. Les autorités dénonçaient notamment un manque à gagner financier, les compensations perçues étant jugées insuffisantes au regard de la valeur réelle des captures effectuées dans les eaux gabonaises et des coûts engagés pour la surveillance des activités de pêche.
Le Gabon reprochait également à ses partenaires européens une implication limitée dans le développement d’une véritable industrie locale de transformation des produits halieutiques. Pour Libreville, les retombées économiques de l’accord demeuraient faibles en matière de création de valeur ajoutée, d’emplois et de transfert de compétences.
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