Mali : 109 milliards FCFA des mines pour les infrastructures

Armel Kwassi JOHNSON
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Le gouvernement malien a annoncé avoir mobilisé 109,14 milliards de francs CFA entre le 1er janvier 2025 et le 30 juin 2026 dans le cadre du Fonds de financement des infrastructures énergétiques, hydrauliques et de transport, alimenté par les contributions des entreprises minières et des exploitants industriels de carrières.

Ce bilan a été présenté lors de la première réunion du Comité de pilotage du Fonds, tenue le 31 juillet à Bamako sous la présidence du ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou. Les autorités ont précisé que ce montant correspond aux ressources collectées par le mécanisme et non aux investissements déjà réalisés ou aux infrastructures achevées.

Institué par l’article 98 du Code minier adopté en août 2023, le Fonds est financé durant les cinq premières années d’exploitation par un prélèvement équivalant à 1 % du chiffre d’affaires trimestriel des titulaires de permis d’exploitation, auquel s’ajoute 10 % de la redevance ad valorem. À partir de la sixième année de production, le prélèvement sur le chiffre d’affaires est porté à 2,5 %.

Les recettes sont versées sur un compte logé au Trésor public. Le décret d’application du 11 mars 2025 confie au ministre des Finances la fonction d’ordonnateur principal, tandis que le Payeur général du Trésor assure la gestion comptable des ressources. Le Comité de pilotage est chargé d’approuver les budgets, de sélectionner les projets à financer et de suivre leur exécution.

Selon Alousséni Sanou, ce mécanisme devrait permettre de mobiliser au moins 50 milliards de francs CFA par an et servir de levier pour lever jusqu’à 500 milliards de francs CFA de financements destinés aux infrastructures nationales. Ce dernier montant représente toutefois une capacité de mobilisation envisagée et non des ressources déjà disponibles.

Les premiers projets proposés concernent la modernisation des infrastructures ferroviaires et routières, l’acquisition de bateaux, le développement de la compagnie publique Mali Airlines SA, ainsi que des investissements dans les secteurs de l’énergie et de l’hydraulique. Les autorités n’ont cependant pas encore communiqué le détail des projets retenus, leurs coûts ou leur calendrier de réalisation.

La Rédaction

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