Ouganda : Le général Muhoozi fait fermer plusieurs médias

Armel Kwassi JOHNSON
2 min de lecture

L’Ouganda traverse une nouvelle zone de tension autour de la liberté de la presse. Plusieurs médias du groupe Nation Media Group ont été fermés après l’intervention de soldats, dans une affaire directement liée au chef de l’armée, le général Muhoozi Kainerugaba.

Selon AllAfrica, qui cite un résumé de la situation publié lundi, Nation Media Group affirme que ses médias sont placés sous « siège militaire ». Les médias concernés sont notamment Daily Monitor, NTV Uganda et Spark TV, trois noms bien connus du paysage médiatique ougandais.

L’affaire prend une dimension politique particulière parce que Muhoozi Kainerugaba est le fils du président Yoweri Museveni. Il occupe aussi une position militaire majeure, en tant que chef des forces armées ougandaises.

D’après les éléments rapportés, des soldats armés ont fermé les locaux ou les activités de plusieurs médias du groupe. Nation Media Group parle d’une situation de pression militaire, alors que le gouvernement n’a pas encore donné d’explication complète sur cette opération.

Le pays est dirigé depuis plusieurs décennies par Yoweri Museveni, et la place de son fils Muhoozi dans l’appareil sécuritaire nourrit régulièrement des débats politiques. Ses prises de parole publiques sont suivies de près, surtout lorsqu’elles touchent à des sujets aussi sensibles que la presse, l’opposition ou les institutions.

Pour les médias visés, la priorité est désormais de comprendre la base légale de cette fermeture et de savoir si les activités pourront reprendre rapidement.

La Rédaction

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