La capitale économique ivoirienne abrite la réunion des Comités techniques spécialisés (CTS), une rencontre d’envergure internationale sous l’égide de l’Union africaine (UA). Pour la première fois, deux sessions ordinaires des experts fusionnent : Le 9ème Comité technique spécialisé (CTS) sur les Finances, les Affaires monétaires, la Planification économique et l’Intégration, et du 5ème CTS sur le Commerce, le Tourisme, l’Industrie et les Ressources minérales.
Placée sous le thème « Financer l’industrialisation de l’Afrique pour un développement durable », cette session conjointe réunit de hautes personnalités. Parmi elles figurent Francisca Belobe, Commissaire au développement économique de l’UA, Abner Thulani Dlamini, président du Bureau des experts du CTS Finances, ainsi que de nombreuses délégations des États membres et d’institutions internationales.
Vassogbo Bamba, directeur de Cabinet adjoint du ministre ivoirien de l’Économie, des Finances et du Budget, a planté le décor lors de son allocution d’ouverture. Si l’Afrique a enregistré une croissance économique appréciable ces deux dernières décennies, celle-ci manque encore de profondeur productive.
Le constat chiffré continue d’interpeler : le continent abrite environ 18 % de la population mondiale, mais sa contribution à la valeur ajoutée manufacturière mondiale stagne à près de 2 %, a fait observer Vassogbo Bamba.
Les exportations restent encore lourdement dominées par des produits de base bruts ou peu transformés, ce qui freine la création d’emplois durables et de recettes publiques. Pour l’officiel ivoirien, le défi réside dans la capacité collective à financer cette mutation industrielle, de la préparation des projets jusqu’à la constitution de chaînes de valeur régionales.
Les travaux techniques entamés ce lundi préparent le segment ministériel qui débutera le 23 juillet 2026. Durant trois jours, les experts passeront au crible plusieurs thématiques cruciales, notamment le financement de l’IDDA IV et de l’AIDA/PAIDA.
Les experts plancheront également sur la consolidation de la nouvelle architecture financière africaine, la mobilisation des ressources intérieures et la lutte contre les flux financiers illicites, ainsi que la viabilité de la dette et le développement des corridors économiques.
La Rédaction
