L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a lancé un plan régional de préparation et de riposte à Ebola d’une durée de six mois, visant à mobiliser 55,8 millions de dollars afin de renforcer la coordination des interventions dans 11 pays, à la suite de la dernière flambée d’Ebola dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC).
À ce jour, 20 millions de dollars ont été mobilisés, laissant un déficit de financement d’environ 35 millions de dollars. Selon le communiqué de l’OIM, cet appel permettra de soutenir des mesures de préparation et de riposte visant à contenir la propagation du virus, en mettant particulièrement l’accent sur les populations affectées par les déplacements et les niveaux élevés de mobilité transfrontalière, conformément à l’approche inclusive de l’organisation en faveur des personnes en situation de mobilité
La flambée se développe dans l’Est de la RDC, dans des zones déjà affectées par les conflits, les déplacements et l’insécurité. En conséquence, les populations concernées font face à des perturbations croissantes de leur vie quotidienne, notamment un accès réduit aux marchés, aux moyens de subsistance et aux services essentiels, tandis que les systèmes de santé restent fortement sous pression et peinent à assurer une riposte rapide.
Selon cette organisation, une réponse efficace nécessite d’atteindre les communautés touchées par l’insécurité et les déplacements, de maintenir la surveillance aux points d’entrée formels et informels, et de garantir l’accès à une information sanitaire claire, précise et fiable. Dans certaines zones, l’insécurité et les attaques contre le personnel de santé ont davantage perturbé les opérations de riposte, notamment la détection des cas et le suivi des contacts.
En date du 17 mai, soit deux jours après la déclaration officielle de l’épidémie en République démocratique du Congo, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a classé la flambée d’Ebola causée par la souche Bundibugyo, qui s’est ensuite propagée à l’Ouganda, comme une urgence de santé publique de portée internationale (USPPI).
Malgré ce contexte préoccupant, les autorités de la République démocratique du Congo se veulent rassurantes et rejettent tout discours alarmiste. Elles mettent en avant les efforts déployés en collaboration avec les partenaires nationaux et internationaux afin de contenir l’épidémie.
Achille FIOZELES
