L’Association nationale des producteurs et distributeurs d’oignons du Nigeria a sollicité l’intervention de l’organisation régionale afin de trouver une issue à une crise qui menace les échanges agricoles transfrontaliers entre les deux principales économies anglophones d’Afrique de l’Ouest.
Son président national, Alhaji Aliyu Maitasamu, a indiqué dimanche à la presse à Sokoto, dans le nord du Nigeria, que les distributeurs nigérians avaient décidé de suspendre leurs exportations après avoir épuisé, selon lui, les différentes voies de règlement du différend.
« Cette mesure n’a pas été prise pour nuire au commerce régional, mais pour attirer l’attention des autorités compétentes sur les difficultés rencontrées par les commerçants nigérians et pour trouver une solution durable à ce différend », a expliqué M. Maitasamu.
La suspension restera en vigueur jusqu’à la conclusion d’un accord « amiable et mutuellement acceptable » entre Abuja et Accra sur les conditions régissant le commerce de l’oignon.
Face à cette situation, l’organisation professionnelle a appelé les gouvernements nigérian et ghanéen à intervenir rapidement afin d’éviter une détérioration des relations commerciales entre les deux pays.
M. Maitasamu a également demandé à la Cédéao de jouer un rôle de médiateur et de contribuer à la mise en place d’un mécanisme « équitable, transparent et applicable » destiné à protéger les commerçants agricoles et à prévenir les mesures unilatérales susceptibles de perturber le commerce régional.
Le responsable a ainsi mis en garde contre les conséquences sociales et économiques d’un blocage durable, estimant qu’il pourrait fragiliser davantage la confiance entre les opérateurs économiques des deux pays.
M. Maitasamu a enfin exhorté toutes les parties à privilégier le dialogue et la négociation, estimant qu’une médiation de la Cédéao permettrait de préserver les intérêts des commerçants nigérians et ghanéens et d’éviter que le différend sur l’oignon ne se transforme en une crise commerciale plus large.
La Rédaction
