Les projecteurs sont tournés vers Abidjan pour l’avenir de la gouvernance hydrique en Afrique de l’Ouest. La 13ᵉ session ordinaire du Comité technique des experts de la Gestion intégrée des ressources en eau en Afrique de l’Ouest (CTE/GIRE-AO) s’est ouverte ce lundi 21 septembre 2026, marquant le coup d’envoi d’une semaine décisive pour la coopération régionale.
Prévus pour durer jusqu’au mercredi 23 septembre 2026, les travaux de haute importance de la 13e session ordinaire du CTE/GIRE-AO rassemblent à Abidjan un large panel d’acteurs stratégiques. Parmi les participants figurent des représentants des États membres, de la Cédéao, de l’UEMOA, du CILSS, ainsi que des organismes de bassins et des partenaires techniques et financiers.
Cette rencontre pose les jalons de décisions politiques majeures. Alexis Kouakou Kouassi, directeur du Centre de gestion des ressources en eau (CGRE) de la Cédéao, a souligné la portée hautement stratégique de cette session.
Les conclusions des experts viendront directement alimenter la 6ᵉ session ordinaire du Comité ministériel de suivi de la GIRE prévue ce mercredi 23 septembre à Abidjan, ainsi que le tout premier Forum régional de l’eau en Afrique de l’Ouest, programmé les 24 et 25 septembre.
L’horizon international est également en ligne de mire. Ces discussions permettront à la région de préparer ses contributions pour la Conférence des Nations Unies sur l’eau, qui se tiendra en décembre 2026 aux Émirats arabes unis.
Le pays se positionne en modèle régional, fort de réformes récentes cruciales : l’adoption d’un nouveau Code de l’eau en 2023, l’élaboration d’une nouvelle politique nationale de l’eau et des engagements concrets en matière de coopération transfrontalière.
Durant ces trois jours, l’agenda des experts est particulièrement dense. Les discussions s’articulent autour de l’évaluation de la Politique régionale de l’eau, de l’atteinte de l’Objectif de développement durable 6 (ODD 6) et des mécanismes de financement du secteur.
Face à l’urgence environnementale, le comité se penche sur des problématiques cruciales telles que les impacts du changement climatique, le stress hydrique, la pollution des eaux transfrontalières, la gestion des inondations et des sécheresses, tout en œuvrant pour l’accès universel à l’eau potable, à l’assainissement et au renforcement des capacités institutionnelles des pays membres.
L’ambition à long terme reste l’opérationnalisation de la Vision africaine de l’eau 2063 à travers un partage optimal des données. Les résolutions de cette 13ᵉ session du CTE/GIRE-AO sont vivement attendues pour donner une impulsion nouvelle à la résilience hydrique de la sous-région face aux défis climatiques contemporains.
LA REDACTION
