Afrique : Devoir de mémoire : 27/09/1969 : l’ex-président togolais N. Grunitzky meurt à Paris

Armel Kwassi JOHNSON
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Il y a 57 ans, le 27 septembre 1969, l’ancien président togolais Nicolas Grunitzky mourait à Paris, à l’âge de 56 ans, des suites de blessures provoquées par un accident de la circulation survenu quelques jours auparavant en Côte d’Ivoire.

À la suite d’un accident de la route en Côte d’Ivoire, gravement blessé,Nicolas Grunitzky était évacué vers Paris, où il est mort à l’hôpital de la Salpêtrière le 27 septembre 1969.

Né le 5 avril 1913 à Atakpamé, dans l’ancien Togo sous administration française, Nicolas Grunitzky était ingénieur de formation. Il avait également exercé des fonctions politiques sous la période coloniale, notamment comme député du Togo à l’Assemblée nationale française.

Il devient Premier ministre du Togo en 1956, à la tête du gouvernement de la République autonome du Togo, fonction qu’il exerce jusqu’en 1958. Il reprend ensuite une activité politique au sein du Parti togolais du progrès et siège au Parlement français.

Le 13 janvier 1963, le président togolais Sylvanus Olympio est assassiné lors d’un coup d’État militaire. Grunitzky revient alors au Togo et est installé à la tête du pays quelques jours plus tard. Il est officiellement président de la République du 16 janvier 1963 au 13 janvier 1967.

En mai 1963, une nouvelle Constitution est adoptée et Grunitzky est élu président, avec Antoine Meatchi comme vice-président. Son gouvernement associe alors plusieurs composantes politiques du pays.

Son mandat prend fin le 13 janvier 1967, lorsqu’un nouveau coup d’État militaire le renverse. Le lieutenant-colonel Étienne Eyadéma, qui deviendra plus tard général Gnassingbé Eyadéma, s’impose ensuite à la tête du pays. Grunitzky quitte alors le Togo et s’installe en Côte d’Ivoire.

Installé à Abidjan, il se retire progressivement de la vie politique et reprend ses activités dans le secteur des travaux publics.

Nicolas Grunitzky avait ainsi dirigé le Togo pendant près de quatre ans, entre la mort de Sylvanus Olympio en 1963 et son renversement par les militaires en janvier 1967. Sa disparition, deux ans après son départ du pouvoir, intervient dans une période de profondes transformations politiques au Togo.

LA REDACTION

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