Le Port autonome de Lomé (PAL) entend renforcer les conditions de transit des marchandises destinées au Mali, à travers une réduction des contraintes logistiques, une amélioration des procédures et un dialogue accru avec les opérateurs économiques. Ces orientations ont été présentées jeudi 5 novembre 2026 à Bamako, lors d’une journée portes ouvertes réunissant des responsables portuaires togolais et des acteurs maliens du commerce et du transport.
Organisée au Centre international de conférences de Bamako (CICB), la rencontre était placée sous le thème « Le Port de Lomé et son corridor résolument engagés dans la facilitation des échanges avec les États de l’AES ».
Elle a réuni des représentants des administrations publiques, de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), des organisations professionnelles, des chargeurs et des transporteurs, ainsi qu’une délégation de la communauté portuaire togolaise.
Les échanges ont porté sur les difficultés rencontrées dans l’acheminement des marchandises depuis les installations portuaires jusqu’aux marchés maliens, notamment les coûts du transport, les délais, les formalités administratives et la fluidité des opérations de transit.
Selon le quotidien public malien L’Essor, un dispositif de veille et de suivi aurait été mis en place pour faciliter le traitement des blocages administratifs et techniques, accélérer les opérations et maintenir un dialogue permanent avec les opérateurs. Ses modalités de fonctionnement n’ont toutefois pas été détaillées.
La journée portes ouvertes du 5 novembre fait suite à une première rencontre organisée le mardi 3 novembre entre la délégation du Port autonome de Lomé et le bureau de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali.
Reçus par le premier vice-président de la CCIM, Basaïdou Sylla, les responsables togolais avaient présenté leur volonté d’améliorer les services portuaires proposés aux opérateurs des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), qui regroupe le Mali, le Burkina Faso et le Niger.
Le chef de la délégation avait notamment évoqué les efforts engagés dans la digitalisation des procédures et l’amélioration du corridor.
La délégation togolaise a également réaffirmé sa volonté de renforcer les échanges avec les chargeurs et transporteurs maliens, afin d’identifier les obstacles persistants et d’améliorer la qualité des prestations.
Cette démarche intervient dans un contexte de rapprochement économique entre le Togo et les trois États membres de l’AES, dont les échanges commerciaux nécessitent des infrastructures logistiques et des corridors de transport fonctionnels.
Aucun nouvel accord tarifaire ni investissement supplémentaire n’a été annoncé à l’issue de la rencontre dans les comptes rendus consultés.
Les résultats de cette initiative devront notamment être appréciés à travers l’évolution des coûts de transit, des délais d’acheminement et des conditions de traitement des marchandises destinées au Mali.
LA REDACTION
