Des milliers de Sud-Africains sont descendus dans les rues de plusieurs grandes villes du pays ce mardi pour exiger le départ des migrants en situation irrégulière.
Face à cette mobilisation, la police a renforcé son dispositif de sécurité, tandis que des pillages et des tentatives de pillage ont été signalés à Johannesburg et à Durban.
Ces manifestations coïncident avec l’échéance du 30 juin fixée par des groupes anti-migrants pour le départ des ressortissants d’autres pays africains. Cette campagne de pression a déjà poussé de nombreux étrangers à quitter certaines zones par crainte d’intimidations et de violences.
Selon les forces de l’ordre, 25 000 personnes ont déjà été rapatriées, principalement vers des pays africains voisins.
Si les autorités ont qualifié les manifestations de globalement pacifiques, plusieurs incidents isolés ont été enregistrés à Johannesburg et à Durban.
Dans le centre-ville de Johannesburg, de nombreux commerces ont baissé le rideau, tandis que la police et les sociétés de sécurité privée ont renforcé leur présence. Dans le quartier de Yeoville, des manifestants ont lancé des briques et endommagé des habitations. À Soweto, cinq personnes ont été arrêtées pour le pillage présumé d’un magasin appartenant à un ressortissant étranger.
Dix autres arrestations ont été enregistrées dans la province du KwaZulu-Natal. Elles s’ajoutent à des interpellations pour agression contre un policier et pour intimidation à la suite de l’attaque d’un ressortissant étranger.
À Durban, de nombreuses entreprises du centre-ville ont également suspendu leurs activités, tandis qu’un hélicoptère de la police survolait la zone pour assurer la surveillance.
Le président Cyril Ramaphosa a rencontré lundi les dirigeants du mouvement de contestation afin d’apaiser les tensions. Le chef de l’État a appelé les manifestants au calme, tout en reconnaissant la nécessité de réformer la politique migratoire.
La Rédaction
