Egypte : le FMI débloque 1,64 milliard de dollars pour le Caire

Armel Kwassi JOHNSON
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L’Egypte et le Fonds monétaire international (FMI) sont parvenus à un accord préliminaire pour la septième revue de l’accord élargi de 48 mois, débloquant un accès imminent à environ 1,64 milliard de dollars, selon un communiqué du FMI publié le mardi 29 juin.

Le feu vert technique par l’accord préliminaire de la 7e revue du mécanisme élargi de 48 mois, soumis par l’Egypte, à l’approbation du Conseil d’administration du FMI, tout en en autorisant le financement recherché, valide également la deuxième révision de l’accord au titre de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD).

Une fois approuvé, l’Egypte recevra près de 1,5 milliard de dollars via le programme de Facilité élargie de crédit (FEC) et 136 millions de dollars au titre de la FRD.

L’accord fait suite aux discussions menées au Caire du 11 au 21 mai, puis poursuivies en visioconférence, entre les autorités égyptiennes et une mission du FMI dirigée par Amine Mati, chef de mission du FMI pour l’Egypte.

Le FMI a souligné que « l’économie égyptienne est restée résiliente face aux chocs régionaux de la guerre », saluant les ajustements des prix du carburant et de l’électricité ainsi que la rationalisation des dépenses publiques.

L’institution internationale ajoute que la flexibilité du taux de change a absorbé les chocs, tandis que l’annonce de l’accord américano-iranien a favorisé le retour des flux de portefeuille, inversant la majeure partie de la dépréciation récente de la livre égyptienne.

Sur le plan de la croissance, le PIB réel a accéléré à 5 % au troisième trimestre de l’exercice fiscal actuel, hissant la progression des neuf premiers mois à 5,2 %, note  le FMI.

L’inflation a augmenté tandis que le déficit du compte courant s’est légèrement creusé en raison de coûts d’importation plus élevés, les deux notamment menés par la guerre régionale.

L’inflation s’élevait à 14,6 % en mai et devrait atteindre 15,8 % d’ici la fin de l’exercice fiscal, ce qui exige le maintien d’une politique monétaire stricte pour contenir les pressions sur les prix, et donc le maintien du taux d’intérêt à un niveau élevé.

Cet accord intervient alors que l’Egypte amorce sa sortie des programmes d’assistance financière qui prendront fin en octobre et décembre 2026.

La Rédaction

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