Bénin : Porto Novo rejette toute implication dans l’attaque au Niger

Armel Kwassi JOHNSON
3 min de lecture

Alors que les accusations de soutien extérieur à la tentative de déstabilisation des 28 et 29 août à Niamey continuent de provoquer des réactions dans la sous-région, le Bénin assure ne nourrir aucune intention hostile envers son voisin nigérien et plaide pour une normalisation des relations entre les deux pays.

Le gouvernement béninois a catégoriquement rejeté les accusations faisant état d’une implication de Cotonou dans les événements de Niamey. Le pays réaffirme sa volonté de voir les relations entre les deux pays revenir à la normale.

« La conviction du gouvernement, c’est qu’à un moment ou à un autre, nos frères du Niger comprendront que le Bénin n’est pas leur ennemi, et que les relations vont se normaliser », a déclaré vendredi le ministre porte-parole du gouvernement béninois, Wilfried Léandre Houngbédji, face à la presse.

Cette réaction intervient après le témoignage du capitaine Roger Gabriel, diffusé mardi par la Radio Télévision du Niger (RTN), dans lequel l’officier évoque des projets présumés d’intervention extérieure en soutien aux éléments impliqués dans les affrontements de Niamey. Le Bénin est cité dans l’un des scénarios évoqués, avec un appui qui aurait impliqué la Côte d’Ivoire et des forces spéciales françaises.

Ces accusations n’ont pas été étayées, à ce stade, par des éléments permettant d’en établir indépendamment la véracité. Le gouvernement béninois les rejette sans ambiguïté.

« Pour les mêmes raisons qui ont fait qu’hier nous avons été contre la déstabilisation du Niger, pour ces mêmes raisons, nous sommes contre la déstabilisation du Niger aujourd’hui, et nous le serons demain », a affirmé Wilfried Léandre Houngbédji.

Le porte-parole a insisté sur les liens historiques et humains entre les deux pays, estimant que les populations béninoise et nigérienne ont vocation à vivre en paix de part et d’autre de la frontière.

« Ce sont nos frères, ce sont nos parents, les populations sont les mêmes de part et d’autre des frontières, et nous avons vocation à coexister pacifiquement pour le bien de nos pays, pour le bien de nos populations », a-t-il déclaré.

LA REDACTION

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