Quatre-vingt-deux militaires maliens détenus depuis les attaques coordonnées du 25 avril ont été libérés jeudi, a annoncé l’état-major général des armées, sans préciser les conditions de leur remise en liberté.
Selon un communiqué de l’état-major général des armées, les 82 soldats maliens libérés, désormais « en sécurité », sont pris en charge par les services compétents.
L’état-major décrit cette libération comme l’aboutissement d’un « processus engagé dès leur capture », reposant sur une planification et une mobilisation coordonnées. Le texte ne mentionne toutefois aucun assaut, affrontement ou autre opération de récupération, pas plus qu’il ne précise le lieu de la libération, l’identité d’éventuels intermédiaires ou l’existence d’une contrepartie.
Des sources proches du FLA évoquent des considérations sociales et humanitaires, une version qui n’avait pas encore été développée jeudi dans une déclaration publique détaillée du mouvement.
La remise en liberté simultanée de 82 hommes laisse entrevoir l’existence d’un canal de contact direct ou indirect entre les parties. Elle ne suffit cependant pas à établir l’ouverture d’un dialogue politique ou de négociations formelles entre Bamako et les mouvements armés du nord.
La libération annoncée constitue ainsi une avancée humanitaire importante. Son éventuelle portée politique dépendra des informations qui seront communiquées sur ses modalités et du sort des autres militaires toujours détenus.
La Rédaction
