RDC : police et justice mobilisées contre les violences sexuelles

Armel Kwassi JOHNSON
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Des représentants de la Police nationale congolaise (PNC), de la magistrature civile et militaire, ainsi que d’autres acteurs de la chaîne pénale, ont pris part à des échanges organisés avec l’appui de la Police des Nations Unies (UNPOL/MONUSCO), autour de la prévention des violences sexuelles et de la protection des victimes.

Les discussions ont notamment porté sur les difficultés liées aux enquêtes, au traitement des dossiers, à la protection des victimes et des témoins ainsi qu’au manque de personnel suffisamment formé.

À Bunia, les participants ont relevé des lenteurs dans le traitement des affaires, des difficultés liées aux frais réclamés aux justiciables malgré les exonérations prévues et l’insuffisance de personnel spécialisé dans la prise en charge des dossiers de violences sexuelles.

Les contraintes matérielles et financières auxquelles sont confrontés les enquêteurs constituent également un obstacle à l’efficacité des investigations, notamment lorsqu’il s’agit de se déplacer dans des zones éloignées pour recueillir des éléments de preuve ou interpeller des suspects.

La protection des victimes et des témoins a également été présentée comme une priorité, certains survivants pouvant être exposés à des menaces ou à des représailles au cours de la procédure judiciaire. Les participants ont ainsi plaidé pour une meilleure coordination entre la Police, les parquets, les juridictions civiles et militaires, les structures sanitaires et les organisations qui accompagnent les victimes.

La question des arrangements à l’amiable dans les affaires de violences sexuelles a également été examinée au regard du cadre légal applicable. Les échanges ont insisté sur la nécessité d’améliorer l’accueil et l’écoute des victimes, de garantir la confidentialité des procédures et de renforcer les mécanismes de sécurité et de protection afin d’éviter leur revictimisation.

À l’issue des travaux, plusieurs recommandations ont été formulées, dont le renforcement des capacités des acteurs de la chaîne pénale et la création de chambres spécialisées dans le traitement des dossiers de violences sexuelles. Les participants ont également recommandé de renforcer la collaboration entre les officiers de police judiciaire, les parquets, les structures sanitaires et les services spécialisés dans les questions de genre.

LA REDACTION

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