CEDEAO : les défis de la mise en œuvre de l’ECO pour 2027

Armel Kwassi JOHNSON
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Pour mener à bien la mission hautement stratégique pour le lancement de l’ECO en 2027, les chefs d’État de la Cédéao ont choisi de confier le leadership des opérations au président Alassane Ouattara. Un choix qui, selon l’Ivoirien Ahoua Don-Mello, vice-président de l’Alliance internationale des BRICS, place le dirigeant ivoirien face à ses « responsabilités » et ravive le débat sur la souveraineté monétaire de la région.

L’ambition d’une monnaie commune ne date pas d’hier. L’initiative a été lancée en 1975, et la Cédéao s’est dotée dès juillet 1987 du Programme de coopération monétaire (PCMC) pour baliser le chemin. Au fil des décennies, le chantier a connu plusieurs accélérations.

En octobre 2013, les présidents Issoufou Mahamadou du Niger et John Dramani Mahama du Ghana recevaient le mandat de leurs pairs d’impulser le projet de la monnaie unique de la Cédéao, épaulés par une Task Force présidentielle.

C’est sous leur impulsion qu’en mars 2014, à Yamoussoukro, la Conférence des chefs d’État abandonne la stratégie à deux étapes pour adopter une approche progressive. Le scénario initial prévoyait un lancement de la monnaie unique avec les États membres qui respectent des critères de convergence stricts de premier rang avant 2020.

A Freetown, la Conférence a instruit, la Commission de la Cédéao de prendre toutes les dispositions nécessaires pour convier une réunion de la Task Force présidentielle sur le Programme de la monnaie unique, avant le sommet ordinaire de décembre 2026, en collaboration avec le président ivoirien Alassane Ouattara, seul membre encore en fonction de la Task Force présidentielle.

La Conférence a instruit la Commission de la Cédéao, en collaboration avec l’Agence monétaire de l’Afrique de l’Ouest (AMAO), d’intensifier les consultations avec les Gouverneurs des Banques centrales des États membres en vue de formuler des propositions consensuelles sur les questions en suspens pour examen par la Task Force présidentielle.

Confirmant leur choix, les hautes autorités de la Cédéao ont approuvé le 10 juillet 2014 à Accra au Ghana, de nouveaux critères de convergence. Ces critères sont les suivants : les réserves de change doivent être supérieures ou égales à 3 mois d’importations, tandis que le déficit budgétaire, sur la base des engagements et dons compris, par rapport au PIB, doit être inférieur ou égal à 3 %.

En outre, l’inflation annuelle moyenne doit être inférieure à 10 %, avec l’objectif d’atteindre un taux inférieur ou égal à 5 % en 2019, et le financement du déficit budgétaire par la banque centrale doit être inférieur ou égal à 10 % des recettes fiscales de l’année précédente.

La Rédaction

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