Des experts burkinabè et maliens ont examiné lundi à Bamako le bilan intermédiaire de la feuille de route de l’An II de la Confédération des États du Sahel (AES), mettant en lumière des avancées institutionnelles et sectorielles, mais aussi la nécessité de mieux chiffrer, financer et coordonner les projets communs.
La rencontre devait permettre aux deux commissions nationales d’examiner le rapport à mi-parcours, d’harmoniser leurs données et de formuler des ajustements pour les activités restant à conduire sous la présidence burkinabè de la Confédération.
Les participants ont relevé des progrès dans l’intégration des politiques socio-économiques, la coordination des forces de défense et de sécurité ainsi que l’harmonisation des positions diplomatiques. Aucun taux global d’exécution, coût consolidé ou bilan détaillé par secteur n’a toutefois été communiqué à l’issue des travaux.
Cette revue s’inscrit dans une série de consultations engagées par la présidence burkinabè. Du 17 au 19 août, une rencontre organisée à Niamey avait réuni des hauts responsables autour des trois principaux piliers de l’AES : défense et sécurité, diplomatie et développement.
Les participants avaient notamment recommandé de budgétiser les activités prévues dans la feuille de route afin d’en déterminer le coût annuel. Ils avaient également préconisé une meilleure coordination entre les ministères et les différentes structures nationales chargées de leur mise en œuvre.
Ces propositions doivent être soumises aux autorités compétentes avant le prochain sommet du Collège des chefs d’État, dont la date n’a pas encore été précisée.
Créée en juillet 2024 par le Burkina Faso, le Mali et le Niger, l’AES dispose ainsi progressivement d’une architecture institutionnelle commune. L’enjeu de l’An II est désormais de transformer cette construction institutionnelle en résultats concrets et mesurables, notamment dans les domaines de la sécurité, des infrastructures, du financement et de la libre circulation.
Le rapport qui sera soumis au prochain sommet devra notamment permettre d’évaluer le niveau de financement et d’exécution des engagements pris et leur impact sur les conditions de vie des populations de l’espace confédéral.
La Rédaction
