Les FARDC et l’AFC-M23 se renvoient la responsabilité de la poursuite des violences dans l’est de la République démocratique du Congo, sur fond d’engagements de paix conclus à Doha et Washington.
Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et l’AFC-M23 se sont accusés mutuellement de violer les engagements de paix, alors que la situation demeure tendue sur plusieurs fronts dans l’est de la RDC.
Dans une communication rendue publique mardi, les FARDC ont affirmé continuer d’observer le cessez-le-feu sur l’ensemble des lignes de front, tout en accusant les éléments de l’AFC-M23 et des RDF de multiplier les attaques, particulièrement sur l’axe Walikale-Masisi, au Nord-Kivu.
Selon l’armée congolaise, ces offensives constituent des violations du processus de paix de Doha et de l’accord de paix conclu à Washington. Les FARDC font état de morts parmi les civils, de nouveaux déplacements de populations et de villages incendiés dans les zones affectées.
Le gouverneur militaire du Nord-Kivu et commandant des opérations, le général-major Évariste Somo Kakule, a réaffirmé le droit de l’armée à défendre le territoire national, ses positions et les populations civiles.
Il a également indiqué que les FARDC répondraient aux offensives visant leurs positions ou les populations civiles, tout en assurant que cette réponse resterait conforme aux engagements pris dans le cadre des processus de paix.
L’armée congolaise appelle par ailleurs la communauté nationale et internationale à prendre en compte, selon elle, les violations répétées du cessez-le-feu et leurs conséquences humanitaires.
Le M23 accuse Kinshasa
Dans une déclaration publiée lundi 21 septembre à l’occasion de la Journée internationale de la paix, l’AFC-M23 a, à l’inverse, accusé les autorités de Kinshasa de ne pas respecter les engagements pris à Doha.
Le mouvement affirme que les opérations de la coalition FARDC-FDLR-Wazalendo, de l’armée burundaise et de « mercenaires étrangers » se poursuivent dans des zones densément peuplées. Il accuse également les forces gouvernementales de mener des bombardements « à l’aveuglette ».
Le mouvement estime que la poursuite des opérations militaires contredit les appels internationaux au dialogue, à la désescalade et à une solution politique. Il met également en avant le message du secrétaire général de l’ONU, António Guterres, à l’occasion de la Journée internationale de la paix, selon lequel la paix suppose notamment la sécurité, la dignité, les droits humains, le dialogue et la coopération.
Les deux parties se rejettent ainsi la responsabilité de la poursuite des violences, chacune affirmant respecter les engagements de paix tout en accusant l’autre camp de les violer.
LA REDACTION / Belco TV
