Réunis ce mercredi à Ouagadougou, les ministres chargés de la Sécurité de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES) ont examiné les mécanismes destinés à renforcer la coopération sécuritaire, à faciliter la libre circulation des personnes et des biens et à intensifier la lutte contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière.
Les ministres en charge de la Sécurité de la Confédération de l’AES ont consacré les travaux de la réunion de Ouagadougou à l’opérationnalisation des instruments de coopération prévus par le Protocole additionnel sur la sécurité et la libre circulation des personnes et des biens.
Les ministres ont également évalué les progrès enregistrés dans la mise en œuvre de la carte nationale d’identité biométrique et du passeport de l’AES, ainsi que dans l’harmonisation des procédures de contrôle routier entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger.
Les participants ont également annoncé la future interopérabilité des bases de données sur les personnes et les objets recherchés entre les trois pays. Cette mesure vise à améliorer le partage du renseignement et à renforcer la lutte contre le terrorisme, la criminalité transnationale organisée et les autres menaces transfrontalières.
Présidant la cérémonie d’ouverture, le ministre burkinabè de la Sécurité, Mahamadou Sana, a indiqué que les discussions portent notamment sur un protocole additionnel en matière de sécurité et un arrangement technique relatif au contrôle routier. Selon lui, ces textes renforceront le cadre juridique et opérationnel de la Confédération, tout en contribuant à réduire les rackets et les tracasseries sur les principaux axes routiers.
Représentant le Mali, Oumar Sogoba a réaffirmé la volonté des États membres de renforcer leur coopération face aux défis sécuritaires grâce à la mutualisation des moyens, à la coordination des actions et à l’harmonisation des stratégies.
De son côté, le ministre nigérien de l’Intérieur et de la Sécurité publique, le général de division Mohamed Toumba, a salué les conclusions des experts et appelé à l’adoption des projets de textes, qu’il a qualifiés d’instruments essentiels pour consolider la sécurité et faciliter la libre circulation dans l’espace confédéral.
Cette rencontre illustre la volonté du Burkina Faso, du Mali et du Niger d’accélérer l’intégration sécuritaire de leur espace confédéral en renforçant les mécanismes communs de coopération et de circulation.
La Rédaction
