Les députés burkinabè ont adopté à l’unanimité un projet de loi ratifiant un prêt de 30 milliards de FCFA accordé par la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) pour financer l’acquisition d’équipements miniers et réduire les coûts d’exploitation des mines de Boungou et de Wahgnion, désormais contrôlées par l’État.
Mis en œuvre par la Société de participation minière du Burkina Faso (SOPAMIB), le projet représente un investissement global de 33,21 milliards de FCFA, financé à hauteur de 90 % par la BOAD et de 10 % par l’État burkinabè. Il prévoit notamment l’acquisition d’équipements lourds, dont des excavatrices, des bulldozers et des foreuses, afin de mettre fin à la dépendance à la location de matériel, qui coûte plus de 3 milliards de FCFA par mois à la seule mine de Wahgnion.
Le programme comprend également la construction d’une ligne électrique de 225 kV reliant Wahgnion au réseau national. Cette infrastructure devrait faire baisser le coût du kilowattheure de 206 FCFA à une fourchette comprise entre 115 et 156 FCFA, améliorant ainsi la compétitivité des deux sites.
Sur le plan social, le projet vise à préserver 1 984 emplois permanents et à créer une centaine de nouveaux postes, en priorité au profit des communautés locales. Un dispositif de suivi environnemental des nappes phréatiques et de la qualité de l’air accompagnera également les activités minières.
Les parlementaires ont estimé que ce financement, libellé en francs CFA et donc exempt de risque de change, permettra d’accroître la productivité des mines tout en maîtrisant les coûts d’exploitation et en préservant la soutenabilité de la dette publique.
Après la reprise de la production à Boungou en juillet 2025, la mine de Wahgnion ambitionne de produire environ 92 000 onces d’or en 2026. Selon sa direction, le site emploie plus de 1 000 travailleurs directs et génère près de 900 emplois indirects. Les achats effectués auprès d’entreprises burkinabè ont, par ailleurs, dépassé 97,3 milliards de FCFA en 2025, illustrant la contribution de la mine à l’économie nationale.
la Rédaction
