Guinée-Bissau :Crise politique : la Cédéao réfute toute ingérence

Armel Kwassi JOHNSON
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La Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a fermement rejeté, ce lundi 29 juin, les accusations d’ingérence formulées par le comité de campagne de l’ancien candidat présidentiel Fernando Dias da Costa en Guinée-Bissau, dans un contexte politique toujours marqué par la transition militaire ouverte depuis fin 2025.

Dans son communiqué, l’organisation régionale précise que sa mission agit exclusivement dans le cadre du mandat collectif confié par la Conférence des chefs d’État et de gouvernement, sans intervention dans les affaires internes des États membres.

Elle souligne qu’aucun processus constitutionnel n’a été annoncé ni validé en son nom, les échanges se limitant à des consultations techniques autour d’une feuille de route politique avec les autorités bissau-guinéennes.

La Cédéao insiste sur le fait que ces démarches ne doivent pas être interprétées comme une tentative d’orientation du processus institutionnel du pays, rappelant que toute décision relève de la souveraineté des institutions et du peuple de Guinée-Bissau.

L’organisation ouest-africaine appelle parallèlement les acteurs politiques à la retenue et à l’ouverture d’un dialogue constructif, afin de favoriser la stabilité, la cohésion nationale et un climat propice à la consolidation démocratique.

Cette mise au point intervient dans un contexte de transition politique ouverte après le coup d’État du 26 novembre 2025, qui a interrompu un processus électoral contesté dont les résultats n’avaient pas été proclamés.

Le pouvoir est désormais exercé par le général Horta Inta-A Na Man, à la tête du Haut commandement militaire pour la restauration de la sécurité nationale et de l’ordre public, avec un gouvernement de transition dirigé par Ilídio Vieira Té.

La Rédaction

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